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Tome troisième.
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3 e l’ h o m m e. Zr ?

sur la colombe-, abai(se-les sur la terre, tu vois le cerfdéchiré par le lion. Porte tes regards fur la profon-deur des mers ; tu vois la dorade dévorée par le re-quin. Tout dans la nature t’annonce que le foibleestla proie du puissant. La force est un don des Dieux.Par elle , je possède tout ce que je puis ravir. Enm’armant de ces bras nerveux , le ciel t’a donc dé-claré fa volonté.Fuis de ces lieux , cède à la force,ou combats (iy).

Que répondre au discours de ce sauvage ? & quelleinjustice lui reprocher, lorsque le droit du premieroccupant n’est pas encore un droit convenu ì

Justice suppose lois établies. Observation de lajustice, suppose équilibre de la puisiànce entre les ci-toyens. Le maintien decet équilibre est le chef-d’œuvrede la science de la législation. C’est une crainte mu-tuelle & salutaire qui force les hommes d’être justesles uns envers les autres. Que cette crainte cesse d’êtreréciproque, alors la justice devient une vertu méri-toire , & des lors la législation d’un peuple est vicieuse.Sa perfection suppose que l’homme est nécessité à lajustice.

La justice est inconnue du sauvage isolé. Si l’hommepolicé en a quelque idée, c’est qu’il reconnoît des lois.Mais aime-t-il la justice pour elle-même ? c’est à l’ ex-périence à nous en instruire.