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Tome troisième.
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351 O L jo’ H O M M E.

Pourquoi le mérite est il toujours suspect au mi-nistre inepte ì d’où naît sa haine pour les gens delettres (45) ? de ce qu’il les regarde comme autant defanaux propres à éclairer tes mépriíes (46).

Sous le nom de fous , l’on attachoit jadis des sagesà la períonne des princes ; & fous ce nom , il leurétoit quelquefois permis de dire la vérité (47). Cesfous déplurent : leur charge a par-tout été supprimée ;ct c’est peut être la feule réforme générale que lessouverains aienr faite dans leur maison. Ces fous íontles derniers (âges qu’on ait souíferts auprès des grands.Veut-on s’en approcher, veut-on leur être agréable,que faire ? parler comme eux & les fortifier dans leurserreurs. Ce rôle n est pas celui d’un homme éclairé,franc & loyal. 11 parle & pense d’après lui : les grandsle (avent & l’en haïíunt. Us sentent à cet égard laborne de leur autorité. C’est aux hommes de cetteespèce qu’il est lur tout défendu de penser ct d’écriresur les matières d’administration. Qu’en arrive-1 il?c’est que, privés du conseil de gens instruits, les roissacrifient à la crainte momentanée de la contradiction,leur puiílance rcelie ct durable. En effet, fi le princen’est sort que de la force de la nation ; fi la nationn’est forte que de la sagesse de son administration ;ct si les hommes chargés de cette administration fontnécessairement tirés du corps de la nation, il est im-possible , dans un gouvernement où I on persécute1 homme qui pense, où l’on aveugle tous les citoyens,que la nation produite de grands ministres. Le danger

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