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félicité de sa nation, peu lui impc.rte de mal gouverner;niais beaucoup de gouverner lans contradiction. Ordu moment òù le fort a parlé , le foibie se tait, s’a-brutit & cesse de peníer; parte qu’il ne peut com-muniquer tes pensées.
Mais dira-t-on, si l’engourdissement dans.lequel lacrainte retient les esprits, est nuisible à un Etat ; saut-ilen conclure que la liberté de peníer & d écrire soitsans inconvénient ì
En Perse, dit Chardin, on peut, jusques dans lescafés, parler hautement & ceníurer impunément levisir. Le ministère qui veut être averti du mal qu’ilfait , fait qu’il ne peut hêtre que par le cri public.Peut-êrre en Europe est-il des pays plus barbares quela Perse.
Mais du moment où le citoyen pourra tout penser,tout écrire ; que de livres faits íur des matières qu’iln’entendra pas ! que de sottises les écrivains ne diront-ils pas ! Tant mieux : ils en laisseront moins à faireaux visirs. La critiqué relevera les erreurs de hauteur:le public s en moquera ; c’est toute la punition qu'ilmérite. Si la législation est une Icience, ía perfection'doit être l’œuvre du temps & de hexpérience. En quel-que genre que ce soit , un excellent livre en supposeune infinité de mauvais. Les tragédies de la paillondurent précéder celle d’Héraclius , de Phèdre , deMahomet, &c. Que la presse cesse d’ètre libre (yo),l’homme en place, non averti de ses fautes , en com-mettra fans cesse de nôuvelles. II fera presque toutes