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à sa puissance, exerça-t-il en tous les temps tout ceque peuvent imaginer l’injustice & la cruauté la plusraffinée. Si d’une religion instituée pour inspirer ladouceur Sc la charité , il fit un instrument de persé-cutions Sc de massacres ; si tout dégoûtant du sangversé dans un Auto da-fé , il ose dans le sacrifice del’autel, lever ses mains homicides au ciel, q u on nes en étonne point, le moine est ce qu’il doit être. Cou-vert du sang hérétique. il doit se regarder comme levengeur de la divinité. Quel instant néanmoins pourimplorer fa clémence ? Ses mains seroient-elles pures ,parce que 1 église les déclareroit telles : Quel corps n’apas légitimé les actions les plus abominables, lors-qu’elles tendoient à l’accroistèment de ion pouvoirsC’est allez de 1 aveu de l’éghíe pour sanctifier uncrime. J’ai considéré les diverses religions, Sc j’ai vuleurs divers sectateurs s’entr’arracher les flambeauxavec lesquels ils vouloient brûler leurs semblables. J’aivu les diverses superstitions servir de marche-pied àl’orgueil ecclésiastique. Quel est donc, me suis je dit,le vrai impie ì Est-ce 1 incrédule ì Non : mais le fa-natique (yj) ambitieux. C’est lui qui , persécuteur*,assalsin de ses frères , enviant à l’exécuteur des ven-geances célestes le plainr de tourmenter les hommesdans les enfers , se présente pour remplir ses abomi-nables fonctions fur la terre ; qui ne voyant qu’undamné dans un incrédule , voudroit par une mortprompte, hâter encore fa damnation & , par une gra-dation inouie de cruauté , que cet homme son sem-