D E r' HOMME. ;8z
montre ; & qu’enfin ce n’est point à l’étendue de lacroyance , mais a celle des talens qu’il faut confier lesplaces.
Tant que le dogme.de Fintolérance subsiste, l'uni-vers moral renferme dans ion (ein le germe de nou-velles calamités. C’est un volcan demi - éteint qui ferallumant un jour avec plus de violence , peut de nou-veau porter 1 incendie & ladéíolation.
Telles font les craintes d’un citoyen qui, sincère amides hommes , souhaite vivement leur bonheur.
J’ai , je crois , suffisamment prouvé dans cette sec-tion,qu’en général toutes les pallions factices&en par-ticulier fintolérance civile & religieuse, n’étoient dansl’homme qu’un amour déguisé du pouvoir. Les longsdétails où mont entraîné les preuves de cette .vérité,auront fans doute fait oublier au lecteur les motifsqui m ont nécessité à cette discussion.
Mon objet étoit de montrer que dans les homm?s,si toutes les passions citées ci-dessins íont factices, touspar conséquent en font susceptibles. C’est pour faireplus évidemment encore sentir cette vérité , que jelui présente de nouveau le tableau de généalogie despassions.