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Tome troisième.
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foibles ; ce font des agneaux : devenus forts, ce fontdes tigres*

Instruites par leurs malheurs passés , les nations nefentiront-elles jamais la nécdîìté d’enchaíner le fana-tisme & de bannir de toute religion le dogme mons-trueux de 1 intolérance ? Qui dans ce moment mêmeébranle le trône de Constantinople & ravage la Po-logne ? le fanatisme. C'est lui qui défendant au catho-lique Polonois d’admettre le diiìîdent au partage defes privilèges , ordonne de préférer la guerre à la to-lérance. En vain impute- 1 -on au seul orgueil desgrands les malheurs actuels de ces contrées ; fans lareligion les grands n eussent point armé la nation ; &l'impuissance de leur orgueil eût maintenu la paix dansla patrie. Le papisme est fauteur caché des malheursde la Pologne.

A Constantinople , c’est le fanatisme musulmanqui couvrant d’opprobre & d’ignominie le chrétiengrec , farine en secret contre fempire dont il auroitété le détenteur.

Plût au ciel que ces deux exemples & préfens &frappans des maux produits par fintolérande religieuse,fuflent les derniers de cette espèce , & que défor-mais indifférais à tous les cultes , les gouvernemensjugeassent les hommes lur leurs actions & non furleur croyance : qu’ils regardastent les vertus Sc le géniecomme les seuls titres à la faveur publique ; appris-sent que ce n est point de f horloger papiste, turc,vu réformé, mais du meilleur, qu’il faut acheter fa