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égale à certains égards, font à d’autres, d’une industriemerveilleuse. S agit - il de se faire des vêtemens ; leuradreílè en ce genre , dit leur historien , surpasse celledes Européens (a). Pourquoi î c’est qu’ils habitent unedes contrées de la terre la plus sujette aux intempériesde l’air, où par conséquent le besoin d’être vêtu sefait le plus habituellement sentir. Or le besoin habi-tuel est toujours industrieux. Eprouve-t on celui de laconsidération ; procure -1 - elle pouvoir ( cet objetcommun du désir des hommes ), on fair tout pourl’obtenir. C’est dans la posteffion de cette estime qu’onconcentre tout son bonheur ; Sc c’est alors que ledésir de la gloire s’identifie avec l’amour de nous-mêmes.
Or si ce dernier sentiment, comme l’expérience leprouve, est habituellement présent à tous les hommes,il doit donc les douer tous de l’espèce d’attention àlaquelle est attachée la supériorité de l’esprit.
Tous les hommes organisés comme le commun
(a) Si les habitans de Kamschatka nous surpassent danscertains arts, ils peuvent nous égaler en tous. Les talens11e font que la différente application du même esprit à desgenres divers.
Qui soulève une livre de plume ou de laine, soulèvetitre livre de fer ou de plomb. La différence apperçueentre l’industrie des habitans de Kamschatka & la nôtre ,tient donc à la différence de besoins que doivent éprouverdans des climats dissérens, dei peuples sauvages ou po-licés.