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-, des charbons ardens. On arrachoit à d’autres les onglesm avec des pinces. On attachoit des hommes demi-morts,» à la queue des chevaux , & l'on les traînoit en cet» état à travers les rochers. Le moindre de leurs supplices» étoit d'être précipités d’un mont escarpé, d’où ils tom--, boient souvent sur des arbres auxquels ils restoient atta-» chés 8c fur lesquels ils périffoient de faim , de froid ou» de blessures. L’on en hachoir en mille pièces , 8c l'on-, semoir leurs membres 8c leurs chairs meurtries dans les„ campagnes. On empaloit les vierges par les parties na-» tutelles ; on les portoit en cette posture, en guise d’éten--- darts. On traîna entr’autres un jeune homme nommé-- Pélanchion par les rues de Lucerne semées par tout de-- cailloux pointus. Si la douleur lui faisoit lever la tête-, ou les mains, on les lui assommoit. Enfin on lui coupa-- les parties honteuses qu'on lui enfonça dans la gorge-, 8c on l’étouffa ainsi ; ensuite on lui coupa la tête 8c l’on-, jeta le tronc sur le rivage. Les Catholiques dáchiroient-, de leurs mains les enfans qu’ils arrachoient au berceau ;-- ils faisoient rôtir les petites filles toutes vives, leur-, coupoient les mamelles 8c les mangeoient. Ils coupoiens-, à d’autres le nez, les oreilles 8c les autres parties da-, corps. Ils remplissoient la bouche de quelques-uns de-- poudre à canon 8c y mettoient le feu. Ils en écorchoient» tout vifs ; il en tendraient la peau devant les fenêtres-, de Lucerne : ils arrachoient la cervelle à d’autres qu’ils», faisoient rôtir 8c bouillir pour en manger. Les moindres» supplices étoient de leur arracher le cœur, de les brûler-- vifs, de leur couper le visage , de les mettre en mille,, morceaux Sc de les noyer. Mais ils se montrèrent vrais-- Catholiques 8c dignes romains , quand ils allumèrent» un four à Garcigliane dans lequel ils forcèrent onze», Vaudois à se jeter les uns après les autres dans les flam-« mes, jusqu’au dernier que ces meurtriers y jetèrent eux-» mêmes. On ne voyoit dans toutes les vallées que des