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Tome troisième.
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» un modèle commun ? nos ralens , nos vices, nos» vertus Sc par conséquent nos caractères, ne dé-v pendent-ils pas entièrement de notre organisation » ?

II. Proposition. II dit, pages 164,165, &166,tome 5 de l’Héloïfe:

Lorsqu on nourrit les en fans dans leur première» simplicité, d’où leur viendroient des vices dont ils» n’ont pas vu d’exemple, des passions qu’ils n’ont» nulle occasion de sentir, des préjugés que rien ne» leur inspire? les défauts dont nous acculons la na-« ture ne font pas son ouvrage, mais le nôtre. Un« propos vicieux est dans la bouche d’un enfant,» une herbe étrangère dont le vent apporte la graine

Dans la première de ces citations, Rousseau croieque c'est à 1 organisation que nous devons nos vices,nos passions Sc par conséquent nos caractères.

Dans la seconde au contraire , il croit (Sc je lecrois comme lui ), qu’on naît fans vices, parce q u onnaît fans idées ; mais par la même raison , on naîtaussi sans vertu. Si le vice est étranger à la nature del’homme , la vertu lui doit être pareillement étran-gère. L’un Sc l’autre ne font Sc ne peuvent être quedes acquisitions (1). C’est pourquoi l’on est censé nepouvoir pécher qu’à sept ans ; parce qu’avant cet âge,on n’a encore aucune idée précise du juste Sc de 1 in-juste , ni aucune connoissance de ses devoirs enversles hommes.

III. Proposition. Roustèau dit, page 65, tome 3de l’Emiie : « que le sentiment de la justice est inné

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