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Tome troisième.
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** dans le cœur de l’homme « ; il répète, page 107 dtrmême volume : « qu’il est au fond des âmes un prin-« cipe inné de vertu 5 c de justice ».

IV. proposition. 11 dit, page 1 i,tome 3 del’Emile:« La voix intérieure de la vertu ne se fait point en-» tendre au pauvre (2) qui ne songe qu’à íe nourrir ».II ajoute, page 161, tome 4, ibïd. : « Lepeuple a peu« d idées de ce qui est beau & honnête , & conclut," page u2, tome 3 , ìbid. : qu’avant l'age de raison» l’homme fait le bien & le mal lans le connoître ».

On voit que fì dans la troisième de ces propositions,Rouííèau croit l’idée de la vertu innée, il la croitacquise dans la quatrième, Sc il a raison. Ce n’estqu’une parfaite législation qui donneroit à tous leshommes une idée parfaite de la vertu, & qui les né-cestiteroit à l’iionnèteté.

Tous (eroient justes, si le ciel eût dès le berceaugravé dans tous les cœurs les vrais principes de îalégislation ; il ne l’a point fait.

Le ciel a donc voulu que les hommes dussent àleur méditation l’excellence de leurs lois; que lacon-noissance de ces lois fût une acquisition, Sc le pro-duit du génie perfectionné par le temps & l’expérìence.En effet, dirois je à Rousseau , s il étoit un sentimentinné de justice & de vertu, ce sentiment, comme celuide la douleur 5 c du plaisir physique, feroit communà tous les hommes, au pauvre comme an riche, aupeuple comme au grand ; 5 c l’homme distingueroit àfout âge le bien du mal (3).