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Dans cette citation si Roufleau se croît d’autanrplus assuré de la promesse de ion élève , que cet élèvea plus d’intérêt à la garder, pourquoi dire, tome i ,page 130 de l’Emile : « Celui qui ne tient que par» son profit & son intérêt à la parole, n est guère» plus lié que s'il n’avoit rien promis - ? Cet hommefans doute ne fera pas lié par la parole, mais par Ionintérêt. Or ce lien en vaut bien un autre; & Rous-seau n’en doute point, puisqu’il veut que ce soit¥ intérêt qui lie le disciple à sa promesse, l/on en est& Ton en sera toujours damant plus exact: 6c fidèleobservateur de sa parole q u on aura plus d’inteiét àla tenir. Quiconque alors y manque, est encore plusfou que mal-honnête.
J’avoue qu’il est rare de trouver des contradictionssi palpables dans les principes du même ouvrage. Lafeule manière d’expliquer ce phénomène moral, c estde convenir que Rousseau s est moins occupé dansson Emile , de la vérité de ce qu’il dit, que de lamanière de l’exprimer. Le'résultat de ces contradic-tions, c’est que les idées de la justice 6 c de la vertufont réellement acquises.