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Tome troisième.
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4*8 De l' h o m m e:

Les talens regardés par quelques-uns comme l’effêrd’une aptitude particulière à tel ou tel .genre d esprit »ne font réellement que le produit de l’attention ap-pliquée aux idées d’un certain genre. Je compare l'en-semble des connoillances humaines au clauer d’unorgue. Les divers talens en lont les touches, & l'at-tention mise en action par 1 intérêt, est la main quipeut indifféremment íe porter íur l une ou 1 autre deces touches.

Au reste si l’on acquiert jusqu’au sentiment del’amour de soi ; si l’on ne peut s’aimer qu’on n'airauparavant éprouvé le íentiment de la douleur Scdu plaisir physique > tout est donc.en nous acquisi-tion.

Notre esprit, nos talens, nos vicrs, nos vertus,nos préjugés Sc nos caractères, néct liai renient formésdu mélange de nos idées & dè nos lent:mens,nelont donc pas l’effet de nos divers tempe r..mens.

Nos pallions elles memes en font d. pendantes. Jeciterai les peuples du nord en preuve dejrette vérité»Leur tempérament pituiteux Sc phlegmatique est ,dit on, l’effet particulier de la nature de leur climat& de leur nourriture ; cependant ils sent austì sus-ceptibles d’crgueil, d’em ie, d’ambiricn , d’avarice,de superstition , que les peuples sanguins (c) & bilieux

(a) Ce fait prouve d irement que les passions citées ci-d^ssus, ne font pis l'effct de la diversité de nos tempéra-mcnSj mais, comme je 1 ai dit, de l’amour du pouvoir.