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Tome troisième.
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43 * D KLM O M M E.

en fonder l’existence ì sur ce qu’il est des homme*bons ? Mais il en est aulïï d’envieux & de menteurs,

nettes de la morale ? Mais qu’est-ce que la morale ? lascience des moyens inventés par les hommes pour vivre entreeux de la manïère la plus heureuse postale. Que le puissant nes’oppose point à ses progrès, cette science se perfection-nera proportionnellement aux lumières que les peuplesacquerront. On veut que la morale soit l’œuvre de Dieu :mais elle fait en tout pays partie de la législation des peu-ples. Or la législation est des hommt s. Si Dieu est réputél’auteur de la morale, c'est qu'il l’est de la raison humaine ,& que la morale est l’œuvre de cette raison. IdentifierDieu & la morale, c'est être idolâtre, c'est diviniser 1 ou-vrage des hommes 11s ont fait des conventions. La moralen'est que le recueil de ces conventions. Le véritable objetde cette science est la félicité du plus grand nombre. Saluspopuli suprema lex esta. Si la morale des peuples produit sisouvent l’effet contraire ; c’est que le puissant en dirigetous les préceptes à son avantage particulier ; c’est qu’ilse répète toajours, Sdas gubernantìum suprema lex ejlo.C’est qu’enfin la morale de la plupart des nations n’est plusmaintenant que le recueil des moyens employés & despréceptes dictés par le puissant, pour affermir son autorité&■ pouvoir être impunément iniuste.

Mais peut-on respecter de tels préceptes ? oui, lorsqu’il*sont consacrés par des é lits, par des lois absurdes , & sur-tout par la crainte du puissant. C’est alors qu’ils acquièrentune autorité légale , si le puissant continue de l’être.

Alors rien de plus difficile que de rappeler la science dela morale à son véritable objet. Aussi ne trouve-t-on delégislation sage &r áe morale pure que dans les pays oìì ,comme en Angleterre, le peuple a part à l’ad ninistration,où la nation est le souverain, où les lois enfin, toujours

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