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il les rend généralement désirables. Le gouvernementalors a le choix fur un h grand nombre d’hommeséclairés, qu’il en trouve toujours de propres à rem-plir les places qu’il leur destine. En tous les genre*c’est la dilette des récompenses qui produit celle destalens.
Mais dans le plan d’éducation proposé par Rous-seau , quel doit être le premier soin des maîtres ?l’éducation des domestiques destinés à servir les enfans.Ces domestiques élevés, alors les maîtres, d’après leurpropre expérience &c celle de leurs prédécesieurs,peuvent s’attacher à perfectionner les méthodes del’instruction.
Ces maîtres font ils chargés d'inspirer à leurs dis-ciples les goûts , les idées, les pallions les plus con-formes à l’intérêt général ; ils font en présence del’élève forcés de porter fur leurs démarches, leurconduite & leurs discours, une attention impossibleà soutenir long- temps. C’est tout le plus, s’ils peuventquatre ou cinq heures par jour supporter une tellecontrainte. Aulli n’est-ce que dans les collèges, oùles maîtres se relaient successivement , qu’on peut
une récompense considérable. Or peu de pères font assezriches pour réaliser son espoir Sc payer noblement ses ser-vices. Le prince seul, en honorant les places d’institu-teurs, en y attachant des appointemens honnêtes , peutà la fois inspirer aux gens de mérite le désir de les mériterfc de les obtenir.