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Tome troisième.
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451 d s l’ h o m m e.

« ment (a) ; c’est qu’on les fait raisonner sur ce qu’ils» ne comprennent pas ». Mais il en est à cet égardde l’homme fait comme de f enfant ; l’un & l’autreraisonnent mal sur ce qu’ils n’entendent pas. L’on peutmême assurer que si lenlant est aulîì capable de l’étudedes langues que l’homme fait, il est auslì susceptibled’attention , & peut également appercevoir les ressem-blances & les differences, les convenances & les dis-convenances qu’ont enrr’eux les objets divers, & parconséquent raisonner également juste.

Quelles font d’ailleurs les expériences fur lesquellesse fonde Rousseau pour assurer, page 203 , tome xde l’Emile ; « que fi l’on pouvoir amener un élève- sain &■ robuste à l’âge de dix ou douze ans sans» qu’il pût distinguer fa main droite de la gauche,» & fans savoir ce que c’est qu’un livre, les yeux de» son entendement s’ouvriroient tout-à-coup aux» leçons de la raison ».

Je ne conçois pas, je l’avoue, pourquoi l'enfant enverroit mieux, s’il n’ouvroit qu’à dix ou douze ansles yeux de son entendement. Tout ce que je fais,c’est que l’attention d’un enfant livré jusqu’à douzeans à la dissipation est très difficile à fixer; c’est que

(a) « La prétendue incapacité des jeunes gens pour le-- raisonnement, dit à ce sujet Saint-Réal, est plutôt unecondescendance pour le maître que pour le disciple. Les»» maîtres ne sachant pas les faire raisonner, ont un intérêt•» de les en dire incapables ».