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Tome troisième.
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DE Z’ H O M M E. 4f$

le savant lui-méme distrait trop long-temps de sesétudes ne s’y remet pas fans peine. 11 en est de l'ef-prit comme du corps ; l’on ne rend l’un attentif &l’autre souple que par un exercice continuel. Inatten-tion ne devient facile que par l’habitude.

Mais on a vu des hommes triompher dans un âgemûr des obstacles qu’une longue inapplication met àl’acquisition des talens.

Un désir excessif de la gloire peut fans doute opé-rer ce prodige. Mais quel concours , quelle réunionrarede circonstances pour allumer un tel désir ! doit-oncompter fur ce concours & tout attendre d’un mi-racle ì Le parti le plus sûr est d habituer de bonneheure les enfans à la fatigue de l’attention. Cette ha-bitude est l’avantage le plus réel qu’on retire main-tenant des meilleures études. Mais que faire pourrendre les enfans attentifs ? qu’ils aient intérêt à hêtre.C est pour cet effet qu’on a quelquefois recours auchâtiment (16), La crainte engendre l’attention; &si l’on a d’ailleurs perfectionné les méthodes de l’inf-truction , cette attention est peu pénible.

Mais ces méthodes font-elles faciles à perfectionner?

Que dans une science abstraite telle, par exemple,que la morale, on faste remonter un enfant des idéesparticulières aux générales ; qu’on attache des idéesnettes & précises aux divers mots qui composent lalangue de cette science , l’étude en deviendra facile.Par quelle raison , observateur exact de l’eíprit hu-main , ne difpoferoit-on pas les études de manière que

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