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Tome troisième.
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454 J? E L HOMME.

Texpérience fût Tunique ou du moins le premier desmaîtres, & que dans chaque ícience le dilciple s’élevâttoujours des simples sensations aux idées les plus com-posées ? Cette méthode une fois adoptée , les progrèsde l’élève feroient plus rapides, fa science plus assurée-,Tétude pour lui moins pénible, lui deviendrait moinsodieuse , & Téducation enfin pourroit plus fur lui.

Répéter que l s enfance & la jeunesse sont sans juge-ment , c’est le propos des vieillards de la comédie. Lajeunesse réfléchit moins que la vieillesse , parce qu'ellesent plus , parce que tous les objets nouveaux pourelle,lui font une impression plus forte. Mais si la forcede ses sensations la distrait de la méditation ; leur viva-cité grave plus profondément dans son souvenir lesobjets qu’un intérêt quelconque doit lui faire un jourcomparer entre eux.