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Tome troisième.
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en défaillance, & meurent. Ce qui survit boit sa sueur,redemande de l’air, veut qu’on les partage en deux ca-chots. Ils s’adressent à cet effet au Jemman daar, un desgardes de la prison. Le cœur du garde s’ouvre à la pitié& à l’avarice. Il consent, pour une grosse somme, d'a-vertir le suba de leur état. A son retour, les Anglois vivanscrient du milieu des cadavres qu’on leur rende l’air, qu’onouvre le cachot. « Malheureux, dit le garde , achevez de» mourir, le suba repose. Quel esclave oseroit interrompre«» son sommeil? » Tel est le despotisme.

16. Rousseau ne veut pas qu’on châtie les enfans. Mais fselon lui-même, pour que les enfans soient attentifs, ilfaut qu’ils aient intérêt de l’être. N’ont- ils point encoreatteint l’Sge de l’émulation ; il n'est alors que deux moyensd’exciter en eux cet intérêt. L’un est l’espoir d’un bonbonou d’un joujou ( l’amusement 8 c la gourmandise sont lesseules passions de l’enfance) ; l’autre est la crainte du châ-timent. Le premier moyen suffit-il ; il mérite la préférence.Ne suffit-il pas ; c’est au châtiment qu’il faut avoir recours.La crainte est toujours efficacement employée. L’enfantcraint encore plus la douleur qu’il n’aime un bonbon. Lechâtiment est-il sévère, est-il justement infligé ; on est rare-ment obligé d’y revenir. Mais c’est répandre fur l’aube dela vie les images du chagrin. Non : ce chagrin est auffi courtque la punition. L’instant d’après l’enfant châtié faute »joue avec ses camarades , & s’il se souvient du fouet,c’est dans ces momens calmes 8 c consacrés à l’étude, ostce souvenir soutient son application.

Qu’on perfectionne d’ailleurs les méthodes encore tropimparfaites d’enseigner ; qu’on les simplifie ; l’étude de-venue plus facile, l’élève sera moins exposé au châtiment.L’enfant apprendra l’italien ou l’allemand avec la mêmefacilité que sa propre langue , si, toujours entouré d’Ita-liensou d’Allemands, il ne peut demander qu’en ces lan-jgués les choses qui lui font agréables.

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