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que comme elles sont en effet, est aussisimple que la vérité même. Avec celle-làles erreurs s’accumulent sans nombre, etl’esprit se contente de notions vagues, etde mots qui n’ont aucun sens : avec celle-ci on acquiert peu de connoissances, maison évite l’erreur, l’esprit devient juste , etse forme toujours des idées nettes.
Les philosophes se sont particulièrementexercés sur la première, et n’ont regardél’autre que comme une partie accessoirequi mérite à peine le nom de métaphysique.Lockeestle seul que je crois devoir excep-ter : il s’est borné à l’étude de l’esprit hu-main , et a rempli cet objet avec succès.Descartes n’a connu ni l’origine m la véné-
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ration de nos idées (i). C’est à quoi il fautattribuer l’insuffisance de sa méthode : carnous ne découvrirons point une maniérésure de conduire nos pensées, tant que
(i) Je renvoie à sa troisième méditation. Rien ne nseparaît moins philosophique que ce qu’il dit à ce sujet.
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