viij Introduction.nous ne saurons pas comment elles se sontformées. Mallebranche, de tous les Car-tésiens celui qui a le mieux apperçu lescauses.de nos erreurs, cherche tantôt dansla matière des comparaisons pour expliquerles facultés de l’Ame (i) : tantôt il se perddans un monde intelligible, où il s’ima-gine avoir trouvé la source de nos idées (2).D’autres créent et anéantissent des êtres, lesajoutent à notre Ame, ou les en retranchentà leur gré, et croient, par cette imagi-nation, rendre raison des différentes opé-rations de notre esprit, et de la maniérédont il acquiert ou. perd des connofs-sances (3).- Enfin les Léibnitiens font decette substance un être bien plus parfaitec’est, selon-eux, un petit monde, c’est unmiroir vivant de l’univers 5 et, par la puis-sance qu’ils lui donnent de représenter
t
(t) Recherc. de la vér., 1 . i , c. i.
(i) Liv. 3. Voyez aussi ses Entretiens et ses Médi-tations métaphysiques , avec ses réponses à M. Arnaud.
(3) L’auteur de l’action de Dieu sur les créatures.