J ai cru que je devois f aire part m Publiede lu Lettre suivante qu un de mes Amisma écrite, oh il m apprend divers Ju-gement fur mon Ouvrage.-
J E sçais , Monsieur , que l’amour propred’Auteur , chez vous entend raillerie , &que vous souhaitez sçavoir ce q u'on pense devos Causes Célébrés & Intéressantes ; je disde vos Causes , comme un Auteur dit , monCicéron & mon Quintilien ,■ parcequ'il les ahabillés à la Françoise. Le Public en gros, aregardé de bon oeil l’Ouvrage ; & on peut direqu’il a fait fortune auprès de lui : mais il y ades particuliers de divers caractères qui lefrondent. J'ai ctu que je devois vous faire parcd'une conversation où l’on en a parlé. 11 yavoir cinq Interlocuteurs > la Marquise de* * * , le Sieur Regalite que vous eonnoissez;deux A vocats ,> dont l’un elì estimé ; & l’autieest un Avocat ad honores , & un Auteur co-mique.
Je ne vous ferai point le caractère de cespersonnages- > ris fe peindront assez d'eux-mê-mes dans leurs discours que le Sieur Regalitem’est venu redire. Le lieu de la Scène étoitdans l’appartement de la Marquise.
La M a r qjj i s e * * *.
Que dites-vous, Meilleurs , des Causes Célé-brés & Intérestantes ? je les ai lues fans dégoûtd’un bout à l'autre ; je me fuis familiarisé fanspeine avec les questions du Paiais ; je sçais bongré à l’A tueur de nous avoir donné un Livrede Jur (prudence que des Dames peuvent lire
Tome L e