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emprisonnement. Si la fuite fait la hon-te des coupables, la fermeté fait la gloi-re des innocens , fi la fuite est un effetde la crainte qui est inséparable du cri-me , la ferrn té est une marque du re~
Í ios & de la tranquillité ducœur qui esta récompense de la vertu.
Pourquoi donc Monrouííeau n’a-t’ilpas pris la fuite ? parceque la consciencequi est le premier mobile de notre crain-te & de notre assurance ne lui repro-choit rien qui l’obligeât de fe déroberaux yeux de la Justice.
Voulez-vous encore une seconde rai-son , c’est que son fils ne pouvoir pasfuir avec lui, on lui laiííoit la liberté enapparence , mais on l’enchaînoit en re-tenant son fils. Les Jurisconsultes di-sent que le fils est une partie du corps dupere (a ), comme il est dit dans la Loy\b) au Livre XI. du Code ; ou commeil est dit aux Institutes (c ), de forte quele pere court plus de risque quand lavie de son fils est exposée , que le filsmême.
Il ne faut donc pas s’étonner si Mon-,
(,i) Pars qxoâxramodo corporis ejus .
(b) Qimfcìmusde Agncolis.
(c) Zft feue perfilii corpus pttcr magis qnm filins péri*cluaur %