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Tome I.
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de-Vcrnoft. 14 y

r ment , enfant qui pat ses disserentesreconnoiiîances a rendu lui-même sonétat plus incertain , & qui ayant assezde connoissance pour pouvoir dire quel-le elt la source qui lui a donné la vie ,peut avoir assez de candeur pour êtrecrû sincere, lorsqu’il se dit fils de Mon-roullèau , allez de malice , ou par lui-même , ou par celle qu’on lui inspirepour aimer mieux se faire adopter dansune famille riche , que d'être le comipagnon d’un Mendiant.

La mere qu’on lui veut donner per-siste à le désavouer malgré l’opiniâtretédù peuple, Sc la rigueur des Juges. LeMendiant en la possession duquel estl’enfant le réclamé, Sc apporte les titresde fa paternité , il a toujours persistédans ía réclamation, quoiqu’accusé parla voix publique , par les soupçons quefa condition sait naître , & d’abord par-le désaveu de l’enfant ; en un mot c’estle pere'le plus infortuné, ou l’impos.teur le plus punissable qu’il y ait aumonde.

Ce frété , qui dit son frere mort,veut qu’on croye qu’il se fonde , furune science certaine , il a été le compa-gnon de ses voyages, il l’a assisté ma-lade , Sc l’a vû ensevelir, il en rapporte

'Tome I, G