Band 
Tome I.
Seite
200
JPEG-Download
 

los Enfant

ment dans les bras de la Comtesse , quine le caressait jamais qu’elle ne sentîtune émotion extraordinaire , les en-trailles du pere & de la mere se trou-bloient souvent aux approches de cetenfant ; il rappelloit à la Comtesse celuiqu’elle s’étoit attendue de mettre aumonde, elle disoit en versant des lar-mes. (a) Ah fi l’enfant que j’ai cruavoir étoit au monde , il seroit de cetâge , & peut-être aussi beau ! Que jesuis malheureuse ! Pourquoi ai-je étéflattée si vainement pendant long-temsd’un grand bonheur ? La nature qui amis dans le fond du cœur d’un pere &d’une mere des intelligences sécrétés enfaveur de leur enfant excitoit ces senti-mens : ces nœuds secrets, ces sympatiesdu sang dont leurs âmes font assorties,font au-dessus de toute expression.

Le Marquis de Saint-Maixant, & laTdarquil'e de Bouillé tremblèrent envoyant le fils si proche du pere & dela mere , ils appréhendèrent que lelangage de la nature ne révélât le mys-tère de leurs crimes ; cependant ils n’o-

(a) 0 m\hi Sola mei super jíflìmitéîis imago ;

Si; oculos , fie iile manus , sic ora ferebat.

Et mskc .tíjuali natus fubesaret tívo. ./Eneid. LÌv. IîT.

C’cst le langage que tient Andromaque , qui croie▼oir son fils Astianax dans Ascagne fils d'^nêe.