îc4 Enfant
aviés vous lieu de craindre un mauvais
accueil de mon mari ; Cette femme
Î irenant la parole , répondit, j’appre-ìendois, Madame , qu’il ne me sçutmauvais gré de ce qui s'eiì pâlie, lors-que nous croyons que vous alliés ac-coucher. L’obícurité de ces paroles fedécouvroit par le trouble de la Mar-quise & de la Sage-Femme. La Com-tesse quoiqu’émiie se posséda néan-moins , & ne poulla pas plus loin laconversation.
La premiere résolution qu’elle for-ma , fut de faire arrêter la Sage-Fem-me ; mais elle considéra qu’après un silong intervalle de tems, elle ne devoirpas faire légèrement cette démarchecVéclat. La Marquise qui fut frappée del’indignation que la Comtesse avoir faicparoître sur son visage , & qui ne pou-voir plus soutenir à la vûé de son frere& de sa belle-sœur les reproches de faconscience se retira à Lavoine , 8c neîes revit plus.
Après qu ils se furent bien consul-tés avec la Maréchale , ils envoyerentquérir fans aucun scandale la Sage-Femme, elle fut menée à Saint-Geran.Us Finterrogerent fur plusieurs faits quipouvoient leur faire connoître la vérité.