réclamé par deux Ateres. 237
Apres cela , Messieurs , que reste-t’il, (mon que vous prononciez ce quela nature déclare ; ìl íernble qu’ellen’ait pas assez de force, íì vous ne l'ai-dez , fi votre autorité ne soutient sonsuffrage & íì T oracle quelle rend n’estconfirmé par votre Arrêt.
Ces doutes clans lesquels on jette Té-tât des enfans, & le destin de leur for-tune font ordinairement couverts d’unenuit fi obscure que pour écarter ces té-nèbres , il faut ou la pénétration desRois qui ont été souvent Juges de cesquestions , ou les lumières de leurspremiers Magistrats • c’est en eux queréside la íagefle que Salomon appellela vapeur de la vertu de Dieu. Vt tra-daseos, dit le Prophète Esdras, sapien~ Eí - clr ,tibus de populo , in bis enim efi vena in. liv. 1 v.telleïlhs , Ó’ sapientiœ sons & scientflamen. Donnez aux sages du peuple àexaminer les mystères que personne nepeut découvrir , dans eux est la veinedu sens le plus pénétrant, la source dela sagesse, & le fleuve de la science.
C’est à vous , Mefseurs, que ces pa-roles s’adressent, c’est vous qui éclair-cirez ces ténèbres, qui dissiperez cesnuages ; c’est vous qui lirez jusqu’aufond du cœur de la Comtesse de Saint-