réclamé par deux Meres. iyydivine, lorsque tout à coup ce fils sedécouvre , & se trouve entre les brasde la mere, dans lesquels on peut direque Dieu l’a conduit lui-même.
Les Juges doivent considérer que laComtesse a acquis ce fils par bien destitres, par ses vœux continuels, ses priè-res ferventes, par la grolíèlle, par lesdouleurs de l’enfantemenc , par lescruelles inquiétudes que lui cauierentses eíperances trompées, par les pei-nes , les amertumes dont a été mêléela joye qu’elle ressentit en le recou-vrant , par les tourmens qui font lesfruits d'unlong Procès, par le déplaisirqu’elle a eu en perdant son époux, lorssqu’elle s’attendoit à partager avec lui lajoye de posseder enfin cet enfant fanstrouble , après une pleine victoire quela justice lui promet fur ses ennemis quile lui disputent.
Si les Juges font mgardés commeles Peres du Peuple, n’en exercent-ilspas les fonctions en adoptant par leurjugement un fils légitimé dont on con-teste la naissance, en le rendant à sonvéritable pere, & à sa véritable mere îSi un des plus grands traits du plussage de tous les Rois, fut le discerne-ment qu’il fit dé la véritable mere■ . Nv