déchût de son legs. JT
tu m'es -plus cher cjue moi - meme.
C’est ainsi que la Demoiselle Gardelcombattoit les mouvemens que la grâ-ce excitoit dans le cœur du Marquis ;elle lui dépeint la délolarion dans la-quelle il la va précipiter , elle ne pour-ra survivre à cette séparation ; tout estperdu pour elle, biens, honneur , sa-tisfaction , & la vie même. Mais commeces malheurs seuls n’auroient pas peut-être balancé les devoirs d’une cons-cience allarmée , elle emprunte le se-cours d’une pieté contrefaite ; & nepouvant plus séduire le Marquis com-me complice de ses crimes, elle cher-che à le captiver , fous prétexte des’unir à fa pénitence.
C’est le grand art qu’elle a sçû met-tre en usage pour se maintenir dansune autorité absolue sur le cœur & surl’esprit d u Marquis. Ainsi ces Lettres,quoique semées de traits d’une moraleépurée, s’élevent contre elle , & opè-rent fa conviction.
On y découvre trois vérités décisi-ves.
La première, que le Marquis & lâDemoiselle Gardel avoient vécu dansJe crime ; de-là ces remords, ce facri-sce si pénible 3 ces efforts si durs à la