314 Cause de Dieu.
que Dieu n’exige pas qu’onlui en fasseaux dépens du patrimoine de la veuve& de Torphelin ; la Justice n’hésiterapas à proscrire la disposition qui estl’objet du Procès. Dans le concoursdes devoirs qui se contrarient, il fautsatisfaire à ceux qui nous pressent leplus étroitement, & qui font regardéscomme nos principaux devoirs. Dans.Tordre de la charité tout cède auxobligations du pere envers fcs enfans ,& du mari envers fa femme.
M c Blaru, dont la Cause étoit plus.favorable, s'attacha à la mettre danstout Ion jour,& ne fit pas son capital derépondre aux Loix qu’on lui oppofoit.M e Pillon qui sentit la défaveur de faCause , se fortifia par les Loix où il seretrancha. M. T Avocat Général fit en-core une heureuse récolte , quoiqu’ileût glané après ces deux Avocats. Ilseroit à souhaiter que Messieurs lesAvocats Généraux parlassent dans tousles Plaidoyers , parceqtie réunifiant lecaractère de Juge à celui d’Avocat,loin de cacher le foible d'une Cause ,ils le montrent tel qu'il est; en fie dé-terminant ils apprennent au Publiecurieux les raisons fur lesquelles ilssondent le parti qu’ils prennent ^ ce