Cause de Dieu- jì<?
que les Juges ne font point, n’étancpoint obligés de justifier leurs Juge-mens.
Quelque respect qu’on ait pour lasArrêts, on peut dire qu’on les refpec-teroit encore davantage , si on étcitinstruit des raisons solides qui ont dé-terminé le Juge ; leur autorité, la raifonjointe à 1 ’autorité du Législateur for-ment le joug le plus doux 6c en mêmerems le plus fort. Si Monsieur Fleuiy,
Avocat Général, dans l'éloquent dis-cours qu’il prononça en 1755. à l’out-verture du Palais, dit que lés lumièresdes Avocats & celles des Magistratscompofoient les oracles de la Justice ,on peut dire que Mesiìeurs les AvocatsGénéraux parmi les Magistrats pré-viennent &c annoncent les oracles. Sion vouloit prendre un stile figuré , ondiroit qu’ils font l’aurore de la Jus-tice.
Voici le Plaidoïer que prononça pî-;doV»ïM.DagueíTeaudans la Cause de Dieu. de M. l’A-
Après avoir exposé le fait, il dit : la voc ac tié-disposition de Duhalde est- elle valable ""al.en elle-même ? A u cas qn’elle soit va-lable, peut-elle avoir son exécution ? Sielle le peut, comment doit-elle lavoir ;
La validité d’une disposition dépend