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DE CHARLES XII .très prélats. Charles XII vit cette cérémonie inco-gnito* unique fruit qu’il retirait de ses conquêtes.
Tandis qu’il donnait un roi à la Pologue sou-mise , que le Danemarck n’osait le troubler, quele roi de Prusse recherchait son amitié, et que leroi Auguste se retirait dans ses états héréditaires,le czar devenait de jour en j our plus redoutable ; ilavait faiblement secouru Auguste en Pologne , maisil avait fait de puissantes diversions en Ingrie .
Pour lui, non seulement il commençait à êtregrand homme de guerre, mais même à montrer l’artà ses Moscovites: la discipline s’établissait dans sestroupes; il avait de bons ingénieurs, une artilleriebien servie, beaucoup de bous officiers ; il savaitle grand art de faire subsister des armées : quelquesuns de ses généraux avaient appris et à bien com-battre, et, selon le besoin, à ne combattre pas;bien plus, il avait formé une marine capable defaire tête aux Suédois dans la mer Baltique .
Fort de tous ces avantages dus à son seul génie,«t de l'abseuce du roi de Snede, il prit Narra d’as-saut après un siégé régulier, et après avoir empê-ché qu’elle ne fût secourue par mer et par terre.Les soldats, maîtres de la ville, coururent au pil-lage ; ils s’abandonnèrent aux barbaries les plusénormes : le czar courait de tous cotés pour arrêterle désordre et le massacre; il arracha lui-même desfemmes des mains des soldats qui les allaient égor-ger après les avoir violées ; il fut même obligé detuer de sa main quelques Moscovites qui n’écou-taient point ses ordres. On montre encore à Tïarva,^ans l’hôtel - de - ville , la table sur laquelle il