i4* HISTOIRE
ezar la fît transférer à Lublin . Le changement delieu ne diminua rien des troubles et de l’incertitudeoù tout le inonde était : l’assemblée se contenta dene reconnaître ni Auguste, qui avait abdiqué, niStanislas, élu malgré eux; mais ils ne furent ni as-sez unis ni assez hardis pour nommer un roi. Pendantces délibérations inutiles le parti des princes Sa-pieha, celui d’Oginsky, ceux qui tenaient en secretpour le roi Auguste, les nouveaux sujets de Stanis-las , se faisaient tous la guerre, pillaient les terres lesuus des autres, et acheTaient la ruine de leur pays.Les troupes suédoises, commandées par Levenhaupt,dont une partie était en Livonie, une autre eu Li-thuanie, une autre en Pologne , cherchaient toutesles troupes moscovites : elles brûlaient tout ce quiétait ennemi de Stanislas. Les Russes ruinaient éga-lement amis et eunemis ; on ne voyait que des villesen cendres, et des troupes errantes de Polonais dé-pouillés de tout, qui détestaient également et leursdeux rois, et Charles XII , et le czar.
Le roi Stanislas partit d’Altranstad avec le géné-ral Kenschiid, seize régiments suédois, et beaucoupd’argent, pour appaiser tous ces troubles en Polo-gne , et se faire reconnaître paisiblement. Il fut re-connu par-tôut où il passa : la discipline de ses trou-pes , qui faisait mieux sentir la barbarie des Mosco-vites, lui gagna les esprits ; son extrême affabilitélui réunit presque toutes les factions à mesurequ’elle fut connue; son argent lui donna la plu*grande partie de l’armée de la couronne. Le czar,craignant de manquer de vivres dans un pays queses troupes avaient désolé, se retira en Lithuanie ,