camp du czar, et Ht trancher la te te aux Tar-tares qui avaient eu le plus de part à leur enlè*veinent.
Cependant le kan des Tartares s’opposait à laconclusion d’un traité qui lui ôtait l’espérancedu pillage; Poniatowski secondait le kan par lesraisons les plus pressantes : mais Osman l’emportasur l’impatience tartare et sur les insinuations dePoniatowski.
Le visir crut faire assez pour le grand-seigneurson maître de conclure une paix avantageuse :il exigea que les Moscovites rendissent Àzoph,qu’ils brûlassent les galères qui étaient dans ceport; qu’ils démolissent les citadelles importantesbâties sur les Palus-Méotides, et que tout le canonet les munitions de ces forteresses demeurassentau grand-seigneur; que le czar retirât ses troupesde la Pologne ; qn’il n’inquiétât plus le petitnombre de Cosaques qui étaient sous la protec-tion des Polonais, ni ceux qui dépendaient dela Turquie , et qu’il payât dorénavant aux Tar-tares un subside de quarante mille sequins paran, tribut odieux imposé depuis long-temps, maisdont le czar avait affranchi son pays.
Enfin le traité allait être signe sans qu’on eûtseulement fait mention du roi de Suede . Toutce que Poniatowski put obtenir du visir fut qu’oninsérât un article par lequel le Moscovite s’en-gageait à ne point troubler le retour de Charles XII ;et, ce qui est assez singulier, il fut stipulé danscet article que le czar et le roi de Suede feraient