bourses. Il vint quelques jours après demander aurox d’uue mauiere très respectueuse les ordres pourle départ.
Sa surprise fut extrême quand le roi lui dit qu’iln’était pas prêt à partir, et qu’il lui fallait encoremille bourses. Le bacba, confondu à cette réponse,fut quelque temps sans pouvoir parler ; il se retiravers uue fenêtre, où on le vit verser quelqueslarmes. Ensuite , s’adressant au roi : « Il m’eu coû-« tera la tête, dit-il, pour avoir obligé ta majesté ;« j’ai douné les douze cents bourses malgré l’ordre« exprès de mon souverain ». Ayant dit ces pa-roles il s’en retourna plein de tiistesse.
Le roi l’arrêta et lui dit qu’il l’excuserait auprèsdu sultan : « Ah ! repartit le Turc en s’en allant,« mon maître ne sait point excuser les fautes; il« ne sait que les punir. »
Isrnaël bacha , alla apprendre cette nouvelleau kan des Tartares, lequel ayant reçu le mêmeordre que le bacha de ne point souffrir que lesdouze cents bourses fussent données avant le dé-part du roi, et ayant consenti qu’on délivrât cetargent, appréhendait aussi bien que le bacha l’in-dignation du graud-seigneur. Ils écrivirent tousdeux à la Porte pour se justifier; ils protestèrentqu’ils n’avaient donné les douze cents bourses quçsur les promesses positives d’un ministre du roide partir sans délai; et ils supplicient sa hantesseque le refus du roi ne fût point attribué à leurdésobéissance.
Charles, persistant toujours dans Tidéc que leban et le bacha voulaient le livrer à ses ennemis,
>» •