même qui fuyait devant lui. Ce roi malheureuxl'allia sa troupe en plein champ, et le combat re-commença avec une opiniâtreté égale de part etd’autre. Grothusen, le favori du roi, et le généralDardorf, tombèrent morts auprès de lui. Charlesen combattant passa sur le corps de ce dernierqui respirait encore. During, qui l avait seul ac-compagné dans son voyage de Turquie h Stral-sund, fut tué à scs yeux.
Au milieu de cette mêlée un lieutenant danois,dont je n’ai jamais pu savoir le nom, reconnutCharles , et lui saisissant d’uue main son épée ,et de l’autre le tirant avec force par les cheveux:«Rendez-vous, sire, lui dit-il, ou je vous tue».Charles avait à sa ceinture un pistolet ; il le tirade la main gauche sur cet oflicicr, qui en mourutle lendemain matin. Le nom du roi Charles qu'a-vait prononcé ce Danois attira eu un instant unefoule d’ennemis; le roi fut entouré : il reçut uncoup de fusil au-dessous de la mamelle gauche ; lecoup, qu’il appelait une contusion, enfonçait dedeux doigts. Le roi était à pied et près d’être tuéou pris : le comte Poniatowski combattait dans cemoment auprès de sa personne; il lui avait sauvela vie à Pultava, il eut le bonheur de la lui sauverencore dans ce combat de Rugen , et le remit àcheval.
Les Suédois se retirèrent vers un endroit del’isle nommé Alteferre, où il y avait un fort dontils étaient encore maîtres. De là le roi repassa 4Stralsuud, obligé d’abandonner les braves troupesqui l’avaient si bien secondé dans ccîte entreprise ;
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