DE CHAni.ES XII. 3 2 5
avait si maltraitée, et comme ennemi personnel duduc d'Orléans, lié avec l’Angleterre contre l’Es-pagne , et enfin comme prêtre d'une église pour la-quelle le pere du prétendant avait si mal-à-proposperdu sa couronne.
Le duc d’Ormond, aussi aimé en Angleterre quele due de Maiiborough y était admiré , avait quittéson pays à l'avéncmcnt du roi George, et s’étantalors retiré à Madrid , il alla , muni de pleins-pou-voirs du roi d’Espngue et du prétendant, trouver leczar sur son passage à Millau en Courlaude, accom-pagné d’Jrnegan, autre Anglais , homme habile etentreprenant : il demanda la princesse Anne Pe-trowoa, fille du czar, en mariage pour le fils de Jac-ques II , espérant que cette alliance attacherait plusétroitement Je czar «aux intérêts de ce prince mal-heureux. Mais celle proposition faillit à reculer lesaffaires pour un temps, an lieu de les avancer. Lebaron de Gortz avait daus ses projets destiné depuislong-temps celte princesse au duc de Holsteir», quien effet l’a épousée depuis : dès qu’il sut cette propo-sition du (lue d’Ormond, il en fut jaloux et s’appli-qua à la traverser. Il sortit de prison au mois d’an»guste, aussi-bien que le comte de Gvllemhourg,sans que le roi de Suède eut daigne faire la moindreexcuse au roi d’Àugleterre, ni montrer le plus lé-ger mécontentement de la conduite de son ministre.
En même temps on élargit à Stockholm le rési-dent anglais et toute sa famille, qui avaient été trai-tés avec beaucoup plus de sévérité que Gyllembourgne l'avait été a Londres .
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