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DISCOURS AU ROI.
A des Dieux fans vertu prodiguer mon encens.
On ne me verra point d’une veine forcée,ixo Même pour Te louer, déguiser ma pensée,
Et quelque grand que soit ton pouvoir souverain.;Si mon cœur en ces vers ne parloir par ma main,II n’est espoir de biens, ni raison, ni maxime,
Qui pût en ta faveur m’arracher une rime.
II; Mais lorsque je Te voi, d’une si noble ardeur, 'T'appliquer fans relâche aux foins de ta grandeur,Faire honte à ces Rois que le travail étonne,
Et qui font accablés du faix de leur Couronne.Quand je voi ta Sagesse, en ses justes projets,
Ho D’une heureuse abondance enrichir tes Sujets ;
Fouler aux pieds'l’orgueil & du Tage Ledu Tibre;Nous faire de la mer une campagne libre ;
Et tes braves Guerriers secondant ton grand cœur,Rendre à l’Aigle éperdu sa première vigueur ?
M; La France sous teS Loix maîtriser la Fortune;
Et nos vaisseaux dom tant l’un & l’autre Neptune,
I^ous
mer fut purgée de Pirates par la victoire remportée en166;. fur les Corsaires de Thnnis 8c d’Alger, aux Côtesd’Afrique.
Viri 124. 7 (mtlr t à l’^iigle éperdu 8íC. ] En 1664, lesTroupes que le Roi envoya au lecours de TEmpereur > dé-firent les Turcs fur les bords du Raab.
Vers 126, 227. Et nos vaijseaux . malgré l* onde & It
vent. ] Des Marets soutient qu’on ne peut pas dire que lesYaisseaux vont aux Indes malgré l'tnde & te vwt ; puis*