Î4 SATIRE!.
f?o Dont Monmaur autrefois fit'leçon dans Paris.
II est vrai que du Roi la bonté secourableJette enfin lUr la Muse un regard favorable,
Et réparant du Sort l’aveuglement fatal,
Va tirer-désormais Phébus de l’hôpital.
S j On doit tout espérer d’un Monarque si juste.
Mais fans un Méccnas, à quoi sert un Auguste-?
Et fait comme je suis, ,au siècle d’aujourd’hui,
Qui
V E u s 80. Monmaur autrefois ft leçon dans Paris. ]Monmaur étoit un Professeur en Grec, fameux Parasi-te , qui alloit chercher fa vie de table en table ; 8c qui,après avoir bien bû, & bien mangé, se mettoit à médiredes Savans, tant vivans qùe morts. Tous les beaux Espritsde son rems se déchaînèrent contre lui , à l’envi les unsdes autres : Sc c'elì l’Abbé Ménage qui fut l’Auteur decette célèbre conspiration. En i«zS. il écrivit en Latin laVie de Monmaur, sous le nom de Gargilius Mamurrat à lafin de cette Pièce Satirique, il exhorta tous les Savans àprendre les armes contre cet Ennemi commun Sc l’onpeut dire que Monmaur fut accablé des traita de leurs Sa-tires. Dans la même Pièce, Ménage lui donne le surnomde Parasite-Pédant, P arafito-çadagogus : \\ seine même queMonmaur donnoit des leçons fur le métier de Parasite, &lui attribué plusieurs écrits imaginaires fur ce sujet. C’està quoi Mr. Despréaux fait allusion : Savant en ce métier ....Dont Monmaur autrefois ft leçon dans Paris.
Pierre Monmaur logeoit au Collège des Cholets , fur laMontagne de Ste. Geneviève. U étoit né dans la Marche,6c avoir été Avocat : Ensuite il eut une Chaire de Profes-seur Royal en Langue Grecque au Collcge de Cambrai jC’est pourquoi on le surnommoit Monmaur le Grec. 11 ap-pliquoit tout son esprit à faire des allusions ou jeux-de-mors fur les noms propres : ces allusions étoient toujourstirées du Grec ou du Latin; 8c on les appela des Monmau-rismes , du nom dc leur Inventeur. .. Mr. de Sallengre apnbuc.en I7ïé. à ìa PI aye, fi'ijtotre de Pierre de Monmaur«fi t, 1 ; '• -- °i u .iraflcmbíe toutes les pièces compo-
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