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[Volume I. Tomes I. & II.]
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z8 SATIRE r n

N’en dira jamais un, s’il ne tombe à propos yEt ne iàuroit souffrir, qu’une phrase insipide50 Vienne à la fin d’un vers remplir la place vuide.Ainsi recommençant un ouvrage vingt fois,

Si j’écris quatre mots, j’en effacerai trois.

Maudit soit le premier, dont la verve insenséeDans les bornes d’un vers renferma fa pensée,

5-5 Et donnant à ses mots une étroite prison,

Vou*

V E R S S3‘ Maudit soit le premier , dont lit verve- insensée ,Sic. ] Mr. Arr.au J cl’Andilly entendant réc ter cette Satire,fut extcemement touché de ces quatre vers; il en admira'3 a beauté, & les compara à ceux-ci díButtut, qiji.sent iî fameux: Phars. L. Me

C est de lui cjUe mut vient cet Mrt ingénieuxDe peindre la parole & de parler aux yeux jEt par let traits divers des figures tracéesDonner de la couleur & da corps aux pensées.

Mr. D’Andilly se fit réciter cette Satire trois fois de fuite ,par I* Auteur.

V s r s 57. Sans ce métier fatal an repos de ma vie , &c;‘] .Píemière maniéré :

Sans ce métier, bêlas! fi contraire k ma joie-,

Mes jours auroient cté filez. d*oy &' de foie,

LÎAuteur corrigea ces deux vers,parce que Mr. d’Andillylui fit remarquer qu’il tomboit dans le défaut qu'il atta-quoit : Vous blâmez. , luì dit Mr. d-Andilly , ceux qui dansleurs vers mettent en pièces Malherbe , <fcr voilà une expression quiest de ce Poëtc. Eti effet , M a l h e R b E a emploïé troisfois cette expression.

I, vans Torts \ la Reine Marie de Medicìs > 1600.

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