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SATIRE III.
4S J’enrageois. Cependant on apporte un potage.
U n coq y paroiffoit en pompeux équipage,
Qui changeant fur ce plat 8 c d’état Sc de nom ;
Par tous les Conviez s’esc appelé chapon.
Deux assiettes íuivoient, dont l’une étoit ornée52 D'une langue en ragoût de persil couronnée:L’autre d’un godiveau tout brûlé par dehors,
Dont un beurre gluant inondoit tous les bords.
On s’affied: mais d’abord, notre Troupe serréeTenoit à peine autour d’une table quarrée:
55 Où chacun, malgré soi, l’un sur Vautre porté;Faisoit un tour à gauche, Sc mangeoit de côté.Jugez en cet état sije pouvois me plaire »
Moi qui n e compte rien ni le vin, ni k chère,
Si
Vers 4 j. f« ( » tom «ff «í* w f &c. ] Mi. F o i/1-c R o t, célèbre Avocat, s’avisa un jorr, de donner un re-P.as semblable en tout à celai qui c st décrit dans cette Sa-t!t e, à 1 . 1 . de Lamoignon, Avocat General; à M. de Mé-rous, Maître des Requêtes, ensuite Trésident à Mortier ;a Mr. Desprérur; Sc à quelques autres. Mais fa plaisan-terie ne plût point aux Conviez; & l’on dit alors, quece« sottes de repas font bons à décrire Sc non pas à don-ner.
Vehs 58. Moi qui ne compte rien ni le vin ni U chère. JU auxoit pi mettre : Moi qui compte pour rien ir le vin &tn chère. Liais il a crû l’autre manière plus conforme ìl’usage. L’un & l’autre se peuvent dire. Cependant il sem-ble que l’usage y ait mis cette difierence , qu’après Necompter pour rien , il faut une négation ; Sc âpres, Compterpour rien , il faut une affirmation :
Je ne compte pottr rien ni le vin ni le. chère •
Moi qui compte peur rien & le vin ir l* chère.
Terne X, C
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