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[Volume I. Tomes I. & II.]
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€6 SATIRE III.

La Pucelle est encore une Oeuvre bien galante rEt je ne fai pourquoi je bâille en la liíânt.

Le

l’ Auteur les aïant fait imprimer en un corps , personne nevoulut plus les acheter. II convenoit lui-même que sesEcrits étoient un Galimathias continuel, Sc il le glorifioicde cela même, disant qu’il avoir trouvé un secret incon-nu aux autres Auteurs: t'est , difoit-il , d?avoir fù tirer de/’arment de mes Ouvrages tout mauvais qWils font , tandis que'les autres meurent de faim avet de bons Ouvrages. Un jour?1 eut la curiosité d’aller entendre les Conférences queR rcH Eso u ncr fai soit fur l’Eloquence, dans une mai-son de la Place Dauphine. Après que celui-ci eut débite'toutes íès extravagances , La Serre, en manteau long, Scen rabat, se leva de (a place , 8c allant embrasièr IUciieloui-Ce: Mb! Monsieur , lui dit - i 1 , je vous avoue que depuis vingtuns fai bien débité d» Galimathias j mais vous venez,efen dire f lus en me heure , que je n’en ai écrit en tome mavie.

Vers 178. La Pucelle est encore une Oeuvre bien galante."],La Pucelle , ou la F ran e delivrée , poème héroïque de J e a kC h u 1 k l a j de DAcadémie Françoise. 11 demeura tren-te ans à composer ou à promettre cet Ouvrage, qui parueenfin en 1655. Toute la France l’attendoit avec beaucoupd’impatiencesur la réputation que Chapelain s’étoit faitepar son Ode au Cardinal de Richelieu 5 mais l’impreifionen fut l’écueil. 11 scroit difficile de trouver rien de plusennuïeux que la lecture de la Pucelle , dont les vers fontextremement durs , forcez , 8c pleins de transpositionsmonstrueuses.

Vers 179. Je ne fai pourquoi : e bâille en la lisant. ] Unjour Chapelain lisoic son Poe me chez Mr. le Prince Onyapplaudilloit , 8c chacun s’efforçoit de le trouver beau.Mais Madame de Longueville, à qui un des Admirateursdemanda si elle n’etoit pas touchée de la beauté de cetOuvrage, répondit: Oé, cela efl parfaitement beate , mais ilest bien ennuyeux. Cette penfee est l’original de celle de Mr.Despréaux.

Vers iío. Le Pals , fans mentir , est un bouffon plaidantRrm'Lf P aï s éroit de la ville de 81 .,nies en Breta-gne U s’apliqua aux affaires qui regardent les droits duRot, 8c comme il les entendoit fort bien, on lui donn»la Dirsstio» générale des Gabelles de Dauphine Sc de Pro-vence.