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[Volume I. Tomes I. & II.]
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SATIRE III.

180 Le Pais, fans mentir, est un bouffon-plaisanfc;

Mais je ne trouve rien de beau dans ce Voiture.

Ma

versee. 11 avoit I’efprit aisé, vis & agréable , & il com-fofoit en vers 8c en prose, avecfacilité. En 1664. il publiades Lettres Sc des Poésies, fous le titre& ■ 'Ir/ionrittei. Les Railleurs Rappelèrent le Sin^e de Voitu-re-, patee que Le Pais se flatott d’imìier l’enjouëment 8cla délicatesse de cet Auteur. C’est ce que Mr. Desptéaux insi-nué' en cet endroit, par la contre-verité qu’il met dans labouche de son Campagnard , qui préféré Le Pais a Voiture,Le Faïs prit cette raillerie en galant homme; 8c il écrivitde Grenoble, où il étoit alors , une Lettre badine fur cesujet á un de ses amis qui étoit à saris. On la peut voìidans ses Nouvelles Oeuvres, qui font la fuite du premier ïOtlume, 11 fit plus: étant lui même à Paris, il alla voir Mr.Despréaux, 8c soutint toujours son caractère enjoué. Mr.Despréaux fut d’abord embatassé de la visite d’un hommequ’iî avoit mis en droit de se plaindre ; mais il dit pourtoute excuse à Mr. Le Pais, qu’il ne savoir nommé dansJ a Satire, q ue p arce q U ’;i avait yfi des gens qui le préfe-roient à Voiture. Mr. Le Pais passa facilement condamna-tion fur cette préférence , 8c ils se séparèrent bons amis.Notre Auteur estimoit plus la Prose de Le Pan que ses vers."Kené Le Pais , Sieur du PteJJis Villeneuve ,mourut à Paris dans« Rue du Bouloi, le dernier jour d’Avril 1690., 8cfut en-terté à St Eustache , où le célèbre Vincent Vot-1 u R E avoit été auffi enterré.

Vers 181, hiais je ne trouve rien de beau dans ce beittt-fr.] Mr. de la Fontaine avoit mené Mis Desptéaux 8cRacine à Chiteau-Thierri, qui étoit le lieu de fa naissance.Lu des principaux Osselets de cette Ville invita un jour àëiuei Mr Despreaux tout leul, 8c laissa tes deux Amis quiétoient occupez ailleurs. Fe,. dant le repas, la conversationroula pa riculierement sur les belles Lettres. L’Officier deRobe jugea détour en maître: ll dit qu’il n’aimoit pointee Voiture-, qu'a la vérité, le torneillclm faisait plaisir quel-quefois, mais que fur tout il étoit p .ffionné pour le beaulangage. Et puis il disoit, en s’aplaudiffant de Ion bongoût: t'. íhí"' , Monjì-ur , Ijiu le -u.tmtnt [en bien élan- Iatecíure. Régnier a fait di.e quelque chose de semblable àvo Pédant qu’il introduit dans fa dixième Satire :