iz8 SATIRE VIII.
Dit un Pere à son Fils, dont le poil vu fleurir;Pren-moi le bon parti. Laisse-là tous les livres.
Cent francs au denier cinq combien font-ils ? Vingtlivres.
18; C’est bien dit. Va, tu fais tout ce qu’il faut savoir.
Que de biens, que d’honncursfur toi s’en vont pleu-voir !
Exerce-toi, mon Fils,dans ees hautes Sciences;Prens, au lieu d’un Platon, le Guidon des Finances :Sache quelle Province enrichit les Tiaitans ;
190 Combien le sel au Roi peut fournir tous les ans.Endurci-toi le cœur. Sois Arabe, Corsaire,
Injuste, violent, sans foi, double, faussaire.
Ne va point sottement faire le généreux.Engraisse-toi, mon Fils, du suc des malheureux,
Et
Hem peteris fervtre tuam. %idit mcia : quid fit ?
1 S mis, &cs.
Vers 184. Cent francs M denier cinq, emlien fenl-ilsìVingt Uvres. 1 C’est un Usurier qui parle, 8c qui, au lieud’interroger son fils íur le pic du denier vingt, qui est l’in-terêc légitime, l’interroge fur le pié du denier cinq , quiest son intérêt ordinaire.
Vers 188. - Le Guidon des finances .] Livre qui
traite des droits 8c revenus du Roi, 8c de tout ce qui con-cerne les Finances. 11 étoit d’un grand usage autre-fois, mais l’habileté de nos Financiers l’a rendu fort inu-tile.
Vers r§;. Et trempant de Colbert Sec. j Ministre 8c Secrc-taire d’Etat, Controlleur Général des Finances. 8cc.
Vers 200. De tes titres pompeux enfler leurs dédicaces ] Ua voulu parler du grand Corneille, qui reçut une som-me considérable, pour dédier son Ctnna à Montoron,riche F artisan. Depuis ce tems-là on a apelé les Epîtres dé-
dica-