SATIRE VIII. izyly j Et trompant de Colbert la prudence importune,
Va par tes cruautez mériter la fortune.
Aufìì-tót tu verras Poètes, Orateurs,
Rhéteurs, Grammairiens, Astronomes, Docteurs,Dégrader les Héros pour te mettre en leurs places,*ço De tes titres pompeux enfler leurs dédicaces,
Te prouver à toi-même en Grec > Hébreu, Latin,Que tu fais de leur Art & le fort & le fin.Quiconque est riche est tout. Sans sagesse il est sageII a, fans rien savoir, la Science en partage.
*05 II a l’esprit, le cœur, le mérite, le rang,
La vertu, la valeur, la dignité, le sang.
II est aimé des Grans, il est chéri des Belles.
Jamais Sur-Intendant ne trouva de Cruelles»
L‘or
dicatoiies de cette efpèce-là ,nes Etires k la MsntQTW*
Ce n*est que Maroquin perdu§«« les Livres que Von dédie y
Depuis que Montoren mandie , &C. S c A R R o K.
I M 1 T. Vers 2OZ. Quiconque est riche est tout ,&C. ] Hora-ce, L. I. Ep. VI, v. z6.
Seilicet ttxorem cum dote, stdmque & amkos ,
Et genus , dr formam T{egina pecunia donat ,
<Ac bette mmmattim décorât Suadela, Venusaue.
Vers 208. Jamais Sur-Intendant ne trouva de Cruelles . ]Mr. Nicolas Fou qju e t Procureur Général au Parle-ment de Paris, a éré lç dernier Sur-Iarendant des Finan-ces,
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