SATIRE X. 1875 'il n’eût point prié Dieu d'abréger la journée.N’allons donc point ici réformer l’Univers,
Ni par de vains discours, & de frivoles vers »Etalant au Publie notre misanthropie,
1 10 Censurer le lien le plus doux de la vie.
Laissons-là, croïez-moì, le monde tel qu’il est.L’Hymenée est un joug, & c’est ce qui m’en plaît.L’Homme en ses passions toûjours errant fans guide,A besoin qu’oa lui mette 8í le mords & la bride.
11 ; Son pouvoir malheureux ne sert qu’à le gêner,
Et pour le rendre libre, il le faut enchaîner.
C’est ainfi que souvent la main de Dieu l’affiste.
Ha bon! voilà parler en doéìe Janséniste,
Alcippe, & sur ce point fi savamment touchétio Désmâres, dans Saint Roch.n’auroit pas mieux prêché.'Mais c’est trop t’iníultcr, quittons la raillerie,
Parí
Imit. Veis II 6 , Et pour le rendre lilre . il le faut trichai-mr, ] Horace L. I. Epift. II. v. ii.
1 — — —> Omnium rege, qui nìfiparti,
Imperat, hmefranit, bunc tu eompefco eatenâ.
Sur ces deux vers Mr. Despre'auï disoit qu’Horace étoitJanséniste.
Vl«! 120. Demâres , dam Saint %ecb.] LeFereTouS-saint Desmakes, Frêne de l’Oratoire, fameux Pré-dicateur. II fut député à Rome , en i6jj. avec quelque*.Docteurs de Sorbone, au sujet des fameuses disputes fur leLivre de Janfeniusj & il prononça devant le Pape un Dis-eurs Latin Lu cette matière. Voie» le Journal de S. A-
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