satire X. 1,5
Tu voyois tous tes biens au fort abandonneziio Devenir le butin d’un Pique ou d’un Sonnez !
Le doux charme pour toi! de voir chaque journée,De. nobles Champions ta Femme environnée ,
Sur une table longue, & façonnée exprès,
D’un T ournoi de Bassette ordonner les apprêts :
1 11 S Ou, si par un Arrêt la grossière PoliceD’un jeu si nécessaire interdit l’exercìce,
[ Ouvrir fur cette table un champ au Lansquenet,
! Ou promener trois dez chassez de son cornet :
Puis fur une autre table, avec un air plus sombre,S’en aller méditer une vole au jeu d’Hombre;
S’écrier fur un As mal à propos jette; '
' Se plaindre d’un Gâno qu’on n’a point écouté;
Ou, querellant tout bas le Ciel qu’elle regarde,
A la Bête gémir d’un Roi venu fans garde.
'35 Chez elle en ces emplois l’Aube du lendemain1 Souvent la trouve encor les cartes à 1a main.
Alors
étoit un ces plus assidus. Elle avoir ordonné que ceux quis’émanciperoier.t en paroles , pareraient un écu chaque
i fois que cela leur arriverait. M. B.se trouvant
trop gêné par cette Loi, aima mieux, un jour qu’ilétoitî en colère, acheter la liberté du inter tout à son aise , par
Ul e grossie poignée d’écus qu’il jetta d’avanccí V E a S 220. — iSwi Pique oh d'un Sonnez. , ] Pi~
j î«e, terme du jeu de piquet. Sonnet, terme du jeu de Trrc-
| trac.
j V r b s 232. So plaindre d'ua Gino &C. ] Terme du jeu
! d’Hombre.
i 1 2 V E !, 5