r.S6 SATIRE XII.
155 Et par un Sage altier, au seul faste attaché,
Le Bien même accompli souvent fut un péché.
Pour tirer l’Homme enfin de ce désordre extrême,
II salut qu’ici-bas Dieu, fait homme lui-même,Vînt du sein lumineux de f éternel séjour,
160 De tes dogmes trompeurs dissiper le faux jour.
A l’aipect de ce Dieu les Démons disparurent,
Dans Dclphe, dans Delos, les Oracles se turent :Tout marqua, tout sentit sa venue en ces lieux »L’estropié marcha, l’aveugle ouvrit les yeux.
165 Mais bien-tôt contre lui ton audace rebelle,
Chez
Tus lj{. Et par un Sage altier, au seul faste attaché, 8cc. ]Ce vers & le suivant,
Le Bien même accompli souvent fut un péché j
avoient été faits de deux autres manières, dont la premiè-re étoit:
Et faite avec un cetur au seul faste attaché.
La iotme aélion mime au fond fut un péché.
La féconde manière :
Et fait avec un cceur au seul faste attaché,
Le Bien même, le Bien au fend fut un péché,
Vra s i;8. 7Î salut qu'ici-has Dieu , fait homme lui-même.]î.e Dessein de 1*Auteur est de faire voir > qu’il n’y a de vé-ritable vertu que dans la véritable Religion. Et la princi-pale preuve qu’il en donne, est l’exemple de Socrate , leplus sage des Humains, suivant le témoignage de l’Oracle.Car Socrate n’a pas laissé d’êtie soupçonné de crime , Lc