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que ce sérieux ne soit affecte tout exprès, pouf 'rendre la chose encore plus burlesque. Le ft' Jcret donc en contant une chose absurde, est de ;s’énoncer d’une telle maniéré, que vous faííîeïconcevoir au Lecteur, que vous necroïezpasâ'ous-même la chose que vous lui conter. Caf jalors il aide lui-inême à se décevoir, & ne sost' .ge qu’à rire de la plaisanterie agréable d’un Au' jteur qui se joue & ne lui parle pas tout de bon-Et cela est si véritable, qu’on dit même aiftrsouvent des choses qui choquent directement líRaison & qui ne laissent pas néanmoins de paffer, à cause qu’elles excitent à rire. Telle eucette hyperbole d’un ancien Poète Comique* >pour se moquer d’un homme qui avoir une tes' Jre de fort petite étendue : Ilpojjedoit , dit ce Poe' ite, une terre à la Campagne , qui n'e'toitpaspW lgrande qu'une Epître de Lacéde'monien. Y a-H 1rien, « ajoute un ancien Rhéteur, de plus ab' *surde que cette pensée ? Cependant elle ne lai$ 1pas de passer pourvrai-semblable,parcequ’esstouche la passion, je veux direqu’eileexcite? ;rire. Et n’est-ce pas en effet ce qui a rendu bagréables certaines Lettres de V oiture , co? 1 'me 7 celle du Brochet & de la Carpe, dont l’Kvention est absurde d’elle-même, mais donta caché les absurdités par l’en joûment de faration, & par la manière plaisante dont iltoutes choses? C’est cequeMr.de laFontai^a observé dans fa Nouvelle; il a crû que dEun Conte comme celui de Joconde, il ne sali? 1 !pas badiner sérieusement. I] raporte à la vess'
S. Ajoute un ancitn ,J Longin , Traité d»
me, chap. 31. ,,,