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SUR LA JOCONDE. zzs
áe s avantures extravagantes, mais il les donneí°ur telles; par tout il rit & il joue; & si leActeur lui veut faire un procès fur le peu deJ’ r aisemblance qu’il y a aux choses qu’il racoivle » il ne va pas, comme Arioste, les appuïerPar des raisons forcées,&plus absurdes enco-que la chose même ; mais il s’en fauve enf ’ant, & en se jouant du Lecteur, qui est lasoute qu’on doit tenir en ces rencontres.
Ridiculum acrì
Fortins , C3 5 melius magnas plerumquesecat res.
^inlì, lors que Joconde, par exemple, trou vela Femme couchée entre les bras d’un Valet,il•fy a pas d’aparencequedanslafureuriln’écla-contre elle, ou du moins contre ce Valet,somment est-cedonc qu’Arioste fauve cela ? IlT 11 que la violence de l’amour ne lui permit pas^ faire ce déplaisir à fa Femme.
Fia , da l’amor , che porta ai suo dìspetto ,
I d d ingrat a moglier , li fit inter detto.
.Voilà, fans mentir, un Amant bien parfait,/t Céladon ni Sílvandre ne font jamais parve-?' ls à ce haut degré de perfection. Si je ne mei°rnpe, c’étoit bien plûtôt là une raison, nonsolement pour obliger Joconde à éclater, maisf e U étoit aller, pour lui faire poignarder dans laa ge fa Femme, son Valet, &soi-même;puis5 ? il n’y a point de passion plus tragique & plussolente que la jalousie qui naît d’un extrême
amour.
CtUe dn Brochet &c.] Letti, 143, de Voîrme.