PREFACE. 5
flaire que celui de cet Auteur. Mais Longin nefut pas simplement un Critique habile : ce fut unMinistre d'Etat considérable ; & il suffit, pourfaire son éloge , de dire , qu'il sut considéré deí.'E-NOBie cette fameuse Reine des Palmyrenìens ,qui osa bien se déclarer Reine de 1' Orient après lamort de son mari Ode'n A T. Elle avoit apelid'abord Longin auprès dé elle ,pour s'instruire dansla Langue Grecque . Mais de son Maître en Grecelle en fit à la fin un de ses principaux Ministres.Ce fut lui qui encouragea cette Reine à soûtenirla qualité dé Reine de l'Orient , qui lui rehaussa,le cœur dans l'adversité, & qui lui fournit les pa-roles altieres qu 1 elle écrivit à AuRe’i.IAS,quand cet Empereur la somma de se rendre. 11en coûta la vie à notre Auteur ; mais fa mort futégalement glorieuse pour lui stffi honteuse pour Au-rélian , dont on petit dire qu'elle a pour jamaisflétri la mémoire. Gomme cette mort est un desplus fameux incidens de Vhistoire de ce iems-là ,le Leéleur ne fera peut-être pas fâché que je luirapporte ici ce que Flavius VopiSCUSen a écrit. Cet Auteur raconte , que l'armée deZénobie & de ses Alliez aiant été mise en fuiteprès de la Ville d'Emeffie , Awélian alla mettrele siège devant Palmyre , où cette Princesse s'étoitretirée. II trouva plus de résistance qu'il ne s'étoitimaginé , & qu'il n'en devoit attendre vraisem-blablement de la résolution d'une femme. Enmiiéde la longueur du siège , il essdia de l'avoir parcomposition. 11 écrivit donc une Lettre à Zénobie tdans laquelle il lui offroit la vie & un lieu de re-traite ,
bon donne ailleurs à ce même Ouvrage de Longin , les«pitnetcs de trìs-dtiïc, & de très-éleg>nt tA 5
». **#.